dans Libération

Publié le 15 Mai 2014

Le mouvement : «Notre parti a été créé en 2001, sur le constat suivant : les Français n’entendent jamais parler du royalisme, sinon lors des galettes des rois ou de conférences. Notre créneau, c’est d’aller au contact des gens, de sortir de l’ornière. Les Français d’aujourd’hui écoutent plus Daft Punk que Lully, donc nous sommes très pragmatiques, tout l’inverse d’un club mondain. Nous voulons réformer le royalisme : on se différencie bien des petits groupuscules radicaux, qui nous prennent pour des gauchistes. Nous voulons une monarchie sociale, pas sclérosée !»

Les idées :«Notre but est de proposer une alternative démocratique à la République : une monarchie où le roi serait la clef de voûte de la société. Un souverain apporte la stabilité et l’unité. La France ne sait pas qui la dirigera en 2017 ; avec un roi, elle saurait qui la dirigerait encore en 2030, la dotant d’une vision à long terme. Par ailleurs, la République est soumise aux lobbies : le roi, lui, n’est d’aucun parti et avait les moyens d’éliminer ceux qui essayaient de détourner le pouvoir à des fins privées – voyez comment Louis XIV s’est débarrassé de Nicolas Fouquet ! La République écrase l’individu, ne laissant rien subsister entre celui-ci et l’Etat : nous proposons, nous, de renforcer la décentralisation en recréant les provinces, qui seraient représentées à travers des parlements et obtiendraient de nouveaux pouvoirs. Nous conserverions un parlement élu à deux chambres, mais les députés seraient choisis au sein de collèges territoriaux ou professionnels.»

Les moyens: «Nous sommes très pauvres et ne recevons aucune subvention. Notre budget n’est que d’un millier d’euros. Mais comme nous nous présentons dans cinq circonscriptions, nous avons droit gratuitement à un clip de campagne sur les chaînes nationales. Nos militants font campagne sur Internet et sur le terrain, on colle des affiches partout. C’est pour cette visibilité que nous nous présentons aux européennes. Une élection proportionnelle à un tour où il est relativement facile de monter une liste, c’est du pain bénit pour les petits partis. Je reçois beaucoup d’appels de gens qui veulent s’impliquer : il y a de plus en plus d’anti-républicains, je suis ravie.»

www.liberation.fr/

Une erreur dans le texte: nous présentons 6 listes et non 5

dans Libération

Repost 0
Commenter cet article

thomas 22/11/2014 18:53

Louis XIV a révoquer l'édit de Nantes par l'édit de fontainebleau. Il a persécuter les jansénistes bulle unigénitus 1713.